Nick Kyrgios a admis avoir échoué un contrôle antidopage à Majorque après un résultat positif à la cocaïne, un aveu qu’il présente comme un signal d’alarme personnel. L’Australien dit vouloir tourner la page d’une période marquée par les blessures, l’isolement et une chute brutale au classement mondial.
Un aveu public qui change le ton
Le joueur de 31 ans a confirmé l’information dans une déclaration publiée sur Instagram, où il a reconnu une « grave erreur » et assumé l’entière responsabilité de ses gestes. Le test en cause remonte au mois de juin, lors d’un tournoi disputé sur gazon en Espagne.
Depuis sa finale à Wimbledon en 2022, Kyrgios n’a presque plus trouvé de continuité sur le circuit. En deux ans, il n’a disputé que quelques matchs de simple, avec très peu de victoires à son actif, ce qui a fait glisser son nom jusqu’au 919e rang mondial.
Les conséquences possibles
Sur le plan disciplinaire, le dossier pourrait mener à une longue suspension, même si une sanction plus limitée demeure possible selon les circonstances retenues. La cocaïne fait partie des substances interdites en compétition, mais les autorités sportives distinguent souvent les cas liés à la performance de ceux qui surviennent hors tournoi.
Un précédent revient souvent dans les discussions autour de cette affaire : le Britannique Dan Evans avait reçu une suspension d’un an après un test positif à la cocaïne. Ce repère ne garantit rien à Kyrgios, mais il montre que les sanctions peuvent varier selon le contexte et l’évaluation du dossier.
| Élément | Nick Kyrgios | Dan Evans |
|---|---|---|
| Substance en cause | Cocaïne | Cocaïne |
| Moment du test | Juin, à Majorque | 2017, à Barcelone |
| Conséquence connue | Suspension provisoire | Suspension d’un an |
| Enjeu disciplinaire | Sanction encore à déterminer | Sanction imposée par la FI |
Une carrière ralentie par les blessures
Kyrgios insiste sur l’impact mental de cette séquence, qu’il relie à deux années de frustration physique. Il raconte avoir souvent eu l’impression de se battre seul, tandis que son corps ne suivait plus les attentes de son esprit.
Sa trajectoire récente est difficile à résumer autrement que par une accumulation d’arrêts forcés. Après une blessure au genou subie à Tokyo en 2022, il a très peu joué. Une atteinte au poignet l’a ensuite privé de Wimbledon en 2023, ce qui a encore prolongé son absence.
En 2026, son bilan demeure maigre avec une seule victoire en simple contre trois défaites. Il avait bien obtenu une invitation pour le double à Wimbledon aux côtés d’Alexander Bublik, mais l’équipe a chuté dès le premier tour.
Ce que le joueur dit vouloir faire maintenant
- S’éloigner des réseaux sociaux pendant 28 jours.
- Se concentrer sur son rétablissement physique et mental.
- Réduire la pression publique entourant son dossier.
- Préparer la suite sans nier la gravité de l’incident.
Dans sa prise de parole, Kyrgios n’a pas tenté de minimiser l’affaire. Il affirme plutôt que cet épisode a eu l’effet d’un électrochoc et qu’il ne le voit pas comme une fin, mais comme une rupture forcée avant une possible relance.
Son plus récent moment marquant sur le terrain demeure sa victoire en match-exhibition contre Aryna Sabalenka à Dubaï en décembre dernier. Pour un joueur longtemps associé autant à son talent qu’à ses dérapages, cette affaire ajoute un chapitre de plus à une carrière déjà très irrégulière.
