Le match de huitième de finale de la Coupe du Monde 2026 entre le Brésil et la Norvège, prévu le dimanche 5 juillet 2026 à 22 heures au Stade de New York/New Jersey à East Rutherford, dans le New Jersey, promet d’être l’un des plus spectaculaires du tournoi. Le Brésil, champion du monde quintuple et favori incontesté, devra affronter un défi de taille : celui d’Erling Haaland, star norvégienne en pleine forme, et d’un sortilège historique qui refuse de s’effacer. La Norvège n’a jamais perdu contre le Brésil dans leurs quatre confrontations précédentes, une statistique qui nourrit la confiance de l’équipe nordique, arrivant au MetLife Stadium avec l’ambition de transformer cette improbabilité en réalité.
Malgré ce passé flatteur, les modèles statistiques penchent du côté de la Seleção. Les probabilités d’avant-match attribuent au Brésil environ 52 % de chances de gagner en 90 minutes, contre 26 % pour un match nul et 23 % pour la Norvège. Les bookmakers sont du même avis, cotant le Brésil autour de 17/20 et la Norvège près de 3/1. Cependant, personne ne prédit une soirée tranquille pour le Brésil, face à une Norvège déterminée et dotée d’un attaquant de génie.
Le Brésil possède un pedigree incontestable, mais son état de santé complet est incertain. Carlo Ancelotti, premier entraîneur non brésilien à diriger la sélection en Coupe du Monde, a mené le Brésil en tête du groupe C après un match nul contre le Maroc et des victoires faciles face à Haïti et l’Écosse. Les seizièmes de finale furent plus difficiles : le Brésil a dû s’appuyer sur un but de Gabriel Martinelli en temps additionnel pour écarter le Japon 2-1, après que Casemiro ait égalisé. Les Brésiliens ont marqué neuf buts et n’en ont concédé que deux, avec Vinicius Junior éblouissant et Matheus Cunha en parfait complément.
L’inquiétude majeure concerne les disponibilités. Lucas Paquetá est écarté suite à une blessure à la cuisse, Raphinha est très incertain, et des questions planent sur l’axe défensif. Alisson a réussi des blanchissages, mais le Brésil a encaissé des buts en ronde éliminatoire, et cette attaque norvégienne est nettement plus dangereuse que celle du Japon.
| Équipe | Probabilité de victoire | Buts marqués (tournoi) | Buts encaissés (tournoi) | Statut clé |
| Brésil | 52 % | 9 | 2 | Haaland absent (Paquetá blessé) |
| Norvège | 23 % | 10 | 5 | Haaland en forme (60 buts en 53 matchs) |
La Norvège revient en ronde éliminatoire de Coupe du Monde pour la première fois depuis 1998. L’équipe de Stale Solbakken a battu l’Irak 4-1 et le Sénégal 3-2, encaissé une leçon 4-1 contre la France, puis dominé de justesse la Côte d’Ivoire 2-1 en seizièmes de finale grâce à un but tardif d’Haaland. Haaland a été irrésistible, avec cinq buts jusqu’ici, des doublés contre l’Irak et le Sénégal, et une fiche qui affiche désormais 60 buts en 53 sélections. Martin Ødegaard tire les ficelles derrière lui, tandis qu’Antonio Nusa et Alexander Sorloth ajoutent à la menace.
Le revers de la médaille est une défense chancelante depuis le début du tournoi : la Norvège a concédé un but à chaque match, et les deux équipes ont marqué dans chacune de ses quatre rencontres. Ce profil défensif fragile pourrait être exploité par le Brésil, surtout si Vinicius Junior et ses ailiers peuvent s’engouffrer dans les couloirs latéraux norvégiens.
Le sortilège historique entre les deux nations est remarquable. La Norvège n’a jamais été battue par le Brésil dans leurs quatre confrontations, le plus célèbre étant la surprise 2-1 en phase de groupes à la Coupe du Monde 1998. Ce Brésil est bien différent, mais le récit nourrit la confiance norvégienne, et même Haaland, qui a publiquement qualifié les chances des siens de très minces, sait qu’un seul moment peut tout changer.
Sur le plan tactique, le duel pourrait se jouer sur la façon dont le Brésil gérera Haaland. Gabriel Magalhães le connaît bien pour l’avoir croisé en Premier League, où Haaland a marqué à répétition contre lui comme contre Marquinhos. Casemiro et Bruno Guimarães devront donc couper l’approvisionnement avant qu’il ne l’atteigne. À l’autre bout, les ailiers brésiliens, Vinicius Junior en tête, devraient s’en donner à cœur joie contre les arrières latéraux de la Norvège, ces mêmes couloirs que la Côte d’Ivoire a exploités pour marquer. Autre élément à surveiller : les prévisions annoncent des températures dans les 30 degrés au New Jersey, ce qui pourrait ralentir le rythme et influer sur l’ouverture du jeu.
Le pronostic final est que ce match a tout pour être le plus divertissant du tour, avec deux des attaques les plus redoutées du tournoi et aucune défense hermétique. Le consensus veut que le Brésil possède une meilleure qualité d’ensemble et une plus grande profondeur d’effectif, et qu’il devrait l’emporter de justesse dans un match prolifique, les marchés des deux équipes qui marquent et du plus de 2,5 buts étant les plus prisés vu la facilité avec laquelle les deux camps ont trouvé le fond du filet.
Le pointage le plus probable est une courte victoire du Brésil, quelque chose comme 2-1 ou 3-2, et la prolongation demeure une réelle possibilité si Haaland signe l’un de ses moments. La voie réaliste de la Norvège consiste à rester compacte, à alimenter son buteur dans les zones dangereuses et à entraîner le Brésil vers une séance de tirs de barrage, où l’avantage historique et la liberté du négligé pourraient faire la différence.
En somme : le Brésil devrait passer, fort probablement au terme d’un match nerveux et rempli de buts qui pourrait déborder les 90 minutes. La Norvège est le négligé le plus menaçant du tour, et si une équipe peut faire d’une cinquième rencontre contre le Brésil une autre sortie sans défaite, c’est bien une formation qui compte le meilleur attaquant du monde au sommet de sa forme.
Le coup d’envoi est à 16 h (HE) au MetLife Stadium d’East Rutherford, au New Jersey. Le vainqueur affronète le gagnant du duel entre le Mexique et l’Angleterre en quarts de finale. Il s’agit d’un match à élimination directe : à égalité après 90 minutes, on passe en prolongation, puis aux tirs de barrage au besoin.
